jeudi 19 mars 2015

SSCXEC 2015



C’est à Mons en Pévèle qu’avait lieu l’édition 2015 du championnat européen de cyclocross monovitesse. Sous ce nom à rallonge, nous avons passé une journée sous le signe de l’amitié, du vélo, de la bonne humeur et de la bière.
Tous les amis singlespeeders viennent des quatre coins de l’Europe, pour ma part c’est à 16 km de coups de pédales.

Une fois sur place, je retrouve mes camarades, de Hollande, Belgique, Suisse, Allemagne, Paris et aussi du coin, la bise, des poignées de mains et autre geste amicaux. Puis je passe au dossard, un petit sac l’accompagne, avec une 75 de Malteni blanche qui a revêtu une étiquette spéciale pour l’occasion, un teeshirt, des autocollants Bombtrack et divers petits goodies. Vraiment, Florent a fait ça bien, merci encore à lui.
J’ai le numéro 47, impair, donc je passe en poule 2.

Energy Drink
En attendant, le départ de la première poule, je pars reconnaitre le circuit, on fait le tour du stade de foot avec quelques devers et troncs à passer, puis on attaque par les trottoirs en graviers la cote du passage Roland, typique de Mons, une fois en haut quelques passages dans ce qui semblent être de petites fortifications pour ensuite redescendre à pic dans l’herbe et attaquer le retour du passage Roland à fond sur le tarmac. Une fois en bas c’est à gauche toute, pour reprendre le chemin du stade et bondir dans une fosse à purin, zigzaguer entre les bancs de touche et repartir pour un tour, en passant devant les vestiaires.
Le temps est agréable, nous avons un beau soleil contre-balancé par un vent froid, mais le sol est sec !

Vient le départ de la première poule, le départ classique en singlespeed est un départ type Le Mans avec handicap, ici nous allons cacher les vélos, les accrocher ou encore en démonter un morceau.
Le départ est donné, les riders arrivent en courant, cherchant leurs montures. Les tours s’enchainent et les favoris se détachent. Marten en tête, talonné par Guillaume. Pour le moment les spectateurs sont sages, ou pas encore assez imbibés. Après 45 minutes, la fin sonne.

C’est à mon tour, pas trop motivé et avec le genou qui pique encore un peu. Je vais jeter mon vélo dans la gueule du loup, car oui, être en poule 2 c’est aussi subir la vengeance des précédents cyclistes auxquels on a caché le vélo.
Le départ est donné, c’est la course, je suis entouré par mes amis hollandais qui culminent à 2 métres. Je cherche mon vélo et là j’entends des gloussements et des rires, je cherche en vain. Après presque 30 sec, on m’indique où il se trouve mais ce n’est pas fini, il est emmêlé dans le filet de but, je dois quasiment le démonter complètement pour l’extraire.
Me voila parti avec plus d’un demi tour de retard sur le dernier. J’ai 45 minutes pour combler mon retard et remonter environ dix places.

Banzai! credit: LeDAv'
Je lâche les chevaux, galvanisé car j’aimerais participer à la finale, mais aussi grâce aux encouragements des amis sur le bord du circuit. Après le premier tour, mes bourreaux m’annoncent que j’ai huit personnes à passer. C’est parti pour le décompte. J’essaie de grimper le plus vite possible la côte mais aussi d’être efficace dans les descentes. Je passe le huitième participant sur le dernier tour. Mais à quel prix !

Le passage roland. Credit Jelle Just Pedal
Je prends une bière en attendant la finale. Je me couvre car le vent ne pardonne pas et je mange un truc.

Les participants à la finale sont annoncés, je remonte sur mon vélo pour chauffer les jambes. Vient le moment de déposer son vélo et de retourner près du vestiaire en attendant le feu du départ. Et il arrive vite ! C’est parti ! Et là, mon pote Dav m’attend, avec mon vélo prêt à partir. Du tout ou rien ! Comme le singlespeed, ça passe ou on marche, merci. Grace à eux je caracole en tête pendant un tour et demi, mais je sais que ça ne durera pas car il y a d’excellents riders en présence. C’est donc dans le deuxième tour, dans la montée du passage Roland que je me fais littéralement déposer par Marten qui décrochera le titre. Ayant donné vraiment beaucoup en qualifications, je vais avoir du mal à tenir face aux assauts des autres concurrents pendant ces 55 minutes de finale. Mais j’essaie de faire bonne figure et de donner jusqu’au bout, ce qui donnera une 6 ème place.

Victoire de Marten 
Content d’avoir terminé, je décapsule une bière avec Alex mon teammate qui m’est passé devant un peu avant la fin et m’a encouragé au passage et avec qui j’ai essuyé un lancé en pleine figure de fumier de la part du Dav. Avec des amis comme ça pas besoin d’ennemis !
Voila la course est finie, on démonte les vélos et direction la pizzeria du centre de Mons pour un repas, la remise des lots et la consécration du vainqueur. Il est alors l’heure de se séparer, on dit au revoir à tout le monde et on se promet de se revoir vite.
Encore un grand merci à chacun d’avoir fait le déplacement, à Flo et toutes les petites mains qui aident sur ce genre d’événements.

A très vite !

jeudi 12 mars 2015

Le faux brevet

Dimanche dernier, je devais être au départ du BRM (brevet des randonneurs mondiaux) de 200kms, organisé par la ville d'Orchies et y retrouver Lionel. Mais mon amoureuse partant pour la mer, j'ai préféré pédaler pour la retrouver et manger du poisson en famille. Un rapide calcul de 100kms aller et 100kms retour me donnait le résultat du brevet prévu, avec dans l'idée de faire un peu plus.

J'ai donc enfourché mon pignon fixe dés 7h direction plein nord vers Bray-dunes en passant par différents Monts des Flandres, vent dans le dos, les 120kms jusque Bray-dunes ce sont bien passé, mon braquet étant un peu trop gros pour les bosses, je commence a sentir quelques douleurs rotuliennes au abord de la plage.

Le Mont des Cats 
 
Pour cette première distance, j'étrennais mon nouveau gps avec une trace faite la veille sans fond de carte, je vous présenterais ce nouveau camarade de route, quand mon amitié avec lui sera parfaite.

Je retrouve ma petite famille vers midi et direction le restaurant pour engloutir un carrelet avec du riz arrosé de jéroboam d'eau. J'évite de trop m'attarder et je repars avec un petit pincement au cœur mais aussi dans chaque genoux, avec cette brise qui n'a pas tourné je pense que cela ne s'arrangera pas.

C'est donc avec un vent sifflant dans les oreilles que prends la direction du Mont Cassel, c'est tout droit face au courant d'air, je n'avance pas aussi vite que je le souhaiterais mais je ne veux pas de martèle dans mon crane, alors je lève le pied volontairement pour mes genoux et pour préserver l’énergie, car je sais qu’après le Mont ma course va s’infléchir avec Éole. La route est longue mais tout vient à point à qui pédale sans arrêt.

Une longue ligne droite vers le Mont Cassel

Une fois le mont passé, comme prévu le vent passe légèrement de coté, je peux avancer à meilleur allure malheureusement mes genoux me rappelle mes excès de dénivelé et de l'absence de roue libre, je garde donc mon rythme de diesel soviétique. Après le cap des 200kms qui me galvanise, j'ai la fatigue qui pointe son museau pour équilibrer la balance. Le moral reste entier, je reprends quelques forces avec un arrêt nourriture, et j'attaque la dernière ligne droite. Après 1h30, je reçoit un sms, mon amoureuse s’inquiète de ne me voir arriver, mince je suis hors délais.
Dans un soubresaut, je lui réponds que je passe la foret de Phalempin, et j'appuie ce qu'il me reste d’énergie, le nez dans mon compagnon d'orientation. Je ne connais pas les recoins topographique ou il me fait passer, et je ne sais pas vraiment combien de kilomètre il me reste à parcourir,il a toute ma confiance puis arrive le premier panonceau Nomain. Hourra, j'y arrive, j'oublie mon mal et monte encore en cadence, je m'amuse a envoyer chaque lieu commun de Nomain par sms pour avertir de mon arrivé proche. Et enfin j’aperçois la lueur de ma douce chaumière où je vais pouvoir retrouver les miens et un bon repas après ces 248kms.

Du plat prêt des Moeres

En conclusion,

J'ai redécouvert la douceur et la beauté des routes asphaltées du nord.
J'ai utilisé le logiciel routeyou pour rapidement préparer cette itinéraire, c'est très bien, pas d'anicroches malgré une programmation la veille au soir sans optimisation avec le mode vélo de course itinéraire le plus jolie.
En revanche, ce pencher un peu sur la route a parcourir peut aider moralement pour connaître son avancé, et avoir un fond de carte dans le gps permet d'éviter cette inconnu.
Malgré, les genoux due au pignon fixe, j'aurais pu repartir le lendemain ce que j'ai fait pour allé bosser, ce qui est de bon augure pour la transcontinental.

Et enfin, j'ai hâte de repartir à l'aventure:)  


lundi 16 février 2015

Rendez vous!

Venez vous éclater entre copains de toute l’Europe et même plus loin, autour d'une ou plusieurs bières. Et surtout faire du vélo de cross monovitesse dans la ville de Mons en pévèle. Si vous souhaitez plus d'infos n'hésitez pas à me contacter. Le lendemain on pourra aussi en découdre sur la Transpévèloise, pour ce qui veulent faire un petit ultra de 60kms ou moins. 


vendredi 13 février 2015

Good Feeling.

Bombtrack est une marque que j'aime particulièrement pour son état d'esprit et ses produits intelligemment conçus (voir le Arise vélo versatile à souhait). J'ai d'ailleurs eu l'occasion de travailler avec Manuel distributeur de la marque lorsque nous vendions du fixie au boulot.
Ici c'est Fish un team rider de Bombtrack qu'il met arrivé de croiser lors de la Gogooo Hellcross 2014, un rider qui roule vraiment bien et fort. Il a réalisé la Transalp race avec le cyclocross multi de la marque The hook , ce cross disc plein de potentiel et fort bien réalisé n'a pas souffert de cette course purement vtt. Dans cette vidéo on trouve l'exacte utilisation que j'aime faire avec un ultracx. Je vous laisse vous régaler avec ces images.



PROVING GROUNDS: BIKE TRANSALP 2014 from WeMakeThings on Vimeo.

mercredi 4 février 2015

Copains!

Aujourd'hui un petit billet pour vous présenter deux camarades de jeu, ils ont un tempérament différent mais tous les deux mû par la même soif de kilomètres et roulant sous le même jersey, celui de Digestscience
La première fondation en France entièrement consacrée à la recherche sur 
les pathologies digestives et la nutrition.
C'est très honorable de la part de Lionel et Samuel d'autant plus qu'autour de moi plusieurs personnes vivent avec des pathologies étudiées par Digestscience.


Crédit photo: digestscience

Vous pourrez donc suivre Lionel sur son blog: http://meskmpourdigestscience.fr/
Je connais Lionel par le biais de mon job car nous sommes confrère, puis nous avons pu nous rencontrer sur divers événements. Vous pourrez trouver Lio chez Specialized à Lille, n'hésitez pas a aller y chercher conseils et encourager son beau projet. 

Le second larron, moins discret mais tout aussi capable de dévorer du bitume, chose
qu'il a déjà démontré auparavant car il a fini l'édition 2014 de la transcontinental. 
Vous trouverez ses aventures sur son blog: http://www.w-lo.fr/
Sam est un bon camarade, fort en jambe, en expérience et en conseils. 

Donc si vous croisez ces deux gaillards avec leurs beaux jersey rose. Encouragez les, ils pédalent pour ceux que ne le peuvent pas forcement.

cheers! 
Clem    

lundi 2 février 2015

Strava bien ou strava pas?




Autant vous dire, au départ je ne suis pas trop Strava ni même pour les autres 
systèmes de quantification kilométrique. J'aime faire du vélo surtout pour les sensations 
et le bonheur que ça m'apporte. 

L'autre raison est que, je ne suis pas capable d'analyser mes données pour en sortir un schéma d'entraînement, eh oh je fais du vélo pas des maths :)
Pour Strava, je n'aime pas trop l'esprit de compétition qui peut y régner, car rien que le KOM (king of mountain) est très ostentatoire surtout pour quelqu'un qui vit dans le nord pas de calais. Se bagarrer pour être le roi d'une ligne droite ou d'une côte? 
Pourquoi pas, mais pas pour moi. 
Quand je fais du vélo, je n'ai nullement envie d'être meilleur qu'un autre, juste l'envie de me sentir bien, être capable sur mon vélo ou dans mes running. Voila simplement pourquoi je m'entraîne, pour être prêt a prendre du plaisir et ne pas subir la sortie, le voyage ou la vie quotidienne.

Donc oui pour Strava, mais pour son tableau de bord personnalisé que j'ai compris assez facilement et qui permet de partager avec vous et d'autre utilisateurs.
L'interface propose aussi des challenges qui permettent de se motiver chaque mois, comme les segments est ce un objectif perso ou un compétition? 
Je m'y inscrit pour l'objectif personnel et comme me l'argumentent quelques copains: pour se motiver a sortir malgré le temps mais dommage d'avoir un logiciel pour se motiver a allé goûter l'air frais de l’extérieur.
Tout ça pour vous dire que j'ai placé un petit widjet Strava à droite du blog, qui va vous permettre de suivre les kilomètres, parcours et autre informations sur les sorties que je peux faire. 

Je vous laisse avec une petite vidéo de présentation Strava: 




@+ Clem

mercredi 28 janvier 2015

Comment tu prépares ça? En bref...

Loin de moi l'idée de donner des conseils voici comment je pense me préparer, je ne suis pas un athlète et je suis ouvert à toutes idées et critiques.

Je pense que l'on peut découper la préparation en plusieurs points:
-Physique
-Matériel
-Intendance/orientation
-Mental

Le physique.
Je vais essayé de rouler le maximum chaque jours en coordonnant avec la vie quotidienne, ce qui devrait donner 40 à 100kms les jours de semaine.
Puis coupler avec des grosses sorties (jusque 200kms) le week-end et très grosses sorties (+200kms) minimum une fois par mois.
Tout en croisant avec du trail running sur des courtes distance maxi 10kms pour ne pas trop solliciter les genoux. Le plus régulièrement possible, je fais du cardio/renforcement/souplesse à la maison, c'est pratique lors des journée de trés mauvais temps ou quand je suis dans l'impossibilité de rouler et permet travailler le reste de du corps.
Bien entendu un bon contrôle chez le médecin et aussi le dentiste, pour les caries qui engendre des tendinites.
Le point de vu nutrition, régime bière-légumes de la ferme, me va bien.

Le matériel.
C'est la partie la plus sympathique: faire des recherches sur le web, échanger avec d'autre cyclos. La aussi je découpes en plusieurs parties, il y a bien entendu le vélo, la bagagerie, le couchage, l'electronique et bien sur les vêtements. Il faut ainsi jongler entre le besoin, la qualité, le poids et le prix tout en essayant de parer à toute eventualité sur le terrain.
Je reviendrais sur mes choix dans un autre billet.

L'intendance/orientation.
Je pense que c'est une des parties les plus importantes sur ce genre d'aventure, savoir où l'on va, où s’arrêter et comment va t on se ravitailler permet de réduire le stress et de gagner du temps. Le découpage de mes étapes sera prévu à l'avance, cela me donnera des points de mires. Certains participants book leurs chambres d'hôtel en cours de route, personnellement je ne pense pas user d'hötel ou auberge, ce n'ai pas dans mon état d'esprit. En revanche, un camping sera bienvenue. J'aurais bien entendu un gps, une série de carte papier et sur mon smartphone. Je reviendrais aussi en details sur ces points.

Le mental.
Bon la, je pense que tout ce qu'il y a au dessus permet de se créer un confort psychologique, dans le sens où l'on est en forme avec du matériel au point que l'on connait et avec une bonne notion du trajet. Ce canapé mental aide a ne pas rajouter du stress à l'aventure. Pour le reste rien est écrit.
J’évite aussi d'écouter le pessimisme et prendre les ondes positives permet de se mettre le cadran de ta tête dans la zone verte.


A bientôt

Clem